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Mon défi fou : acquérir un accent américain

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Cela fait deux mois que je m’entraine tous les matins à corriger mon accent anglais. Mon but est d’avoir un accent américain quand je parle anglais, qu’il soit impossible de détecter mon origine! Pourquoi? Pour le sport, pour moi, par curiosité, pour le travail aussi et pour des raisons sociales même : il n’y a aucune raison que l’on me traite différemment quand je parle anglais avec des natifs, et ne pas avoir d’accent est encore le meilleur moyen pour cela!

Dans cet article, je vous propose un aperçu de la méthode que j’emploie pour améliorer mon accent, des résultats jusqu’ici et de la philosophie derrière tout cela. Je le fais ici sur l’anglais et sur l’accent américain car ce sont la langue et l’accent les plus médiatiques et donc les plus diffusés. Sachant néanmoins que je me sers de techniques similaires pour progresser en hongrois, espagnol et russe actuellement mais en y consacrant beaucoup moins de temps chaque jour. Libre à vous donc d’utiliser ces techniques à votre guise sur les langues et accents de votre choix! C’est parti…

L’accent américain, un défi fou?

Souvent, en début d’année, je prends une bonne résolution amusante. Une année, c’était d’écrire avec mon autre main (je suis maintenant ambidextre). Une autre, c’était de ne pas boire d’alcool (je suis maintenant trop sobre!). Cette année, c’est d’amener mon accent anglais au sommet.

On entend souvent dire que parler aussi bien qu’un natif est impossible. Qu’il faut s’y mettre tôt, très tôt, avant 10 ans, avant 6 ans, ou peu importe le chiffre qui agite notre folle imagination. Dans la pratique, c’est un de ces mythes sur les langues vivantes qu’il faut combattre. Les facilités de la jeunesse existent bien… mais l’intelligence de l’âge adulte est bien réelle aussi. La motivation et le temps libres sont, par exemple, deux exemples plus importants que l’âge, sans parler du fait qu’il sont sous notre contrôle (ce qui n’est pas le cas de notre âge).

Heureusement, la motivation n’est pas ce qui me manque et j’ai la chance de savoir ce qui compose une langue vivante. Ses ingrédients, si vous voulez. Mais ai-je bien tous les ingrédients à ma disposition pour adopter cet accent américain? Ou bien manque-t-il encore un ingrédient secret?

Prononciation, accent et autres définitions.

Soyons clairs sur les définitions car elles jouent un rôle important. Il y a beaucoup de malentendus et de croyances erronées en matière de langues vivantes du fait que les gens ne savent pas toujours à quoi ils ont affaire.

Alors, qu’est-ce que j’appelle « accent »? En anglais, il s’agit de :

  • La prononciation;
  • L’accentuation des syllabes;
  • L’accentuation des mots;
  • Le rythme;
  • L’intonation;
  • La liaison des mots.

Sauf preuve du contraire, c’est tout.

En travaillant ne serait-ce que sur certains de ces aspects, on peut déjà augmenter de manière drastique la qualité de son anglais parlé.

Pr exemple, utiliser le son juste (la prononciation) permet déjà de se faire comprendre. Utiliser la bonne accentuation permet d’être plus facile à comprendre ET de respecter le rythme de la langue davantage — car cela crée déjà la musique de l’anglais quand on parle. Enfin, l’intonation joue sur le sens de certaines phrases et puis la liaison des mots permet d’être fluide et de rendre son anglais naturel.

J’ai appris tout cela, à un niveau alors modeste, à l’université, en ayant la chance d’être inscrit à un cours de phonétique anglaise. Cela m’a permis d’enfin comprendre l’anglais oral (je ne comprenais que l’écrit) et m’a ouvert la porte non seulement aux séries télé en VO sans sous-titres mais aussi aux livres audio en anglais et… au fait de devenir compréhensible quand je parlais anglais!

Seulement voilà, honnêtement, j’ai beau me faire toujours comprendre et tout comprendre en anglais. Les gens voient bien que je ne suis pas américain, même si c’est l’accent auquel je suis exposé l’immense majorité du temps en anglais (et donc dans lequel je « baigne »).

Alors, pourquoi est-ce que l’on ne me confond pas encore avec un natif? La faute aux mauvaises habitudes avant tout. Si ma prononciation est compréhensible, elle n’est pas pour autant parfaite. Par exemple, il y a deux mois, je disais encore « college » /ˈkɒledʒ/ alors que cela se dit /ˈkɒlɪdʒ/ (cela se dit avec un son « i » bref, marqué /ɪ/ en phonétique, et non pas avec un son « é », marqué /e/ en phonétique — si les symboles sont nouveaux pour vous, ne vous inquiétez pas, j’en reparlerai dans un prochain article). Sur un tel exemple, cela ne me rend pas incompréhensible, vu qu’il n’y a aucun mot avec lequel confondre ce que je dis, mais cela me donne un petit accent…

Cela ne semble pas grand chose, et il serait dommage de faire tout un plat de petits défauts de prononciation comme celui-ci, surtout lorsque l’on débute… En revanche, de petits éléments comme cela, j’en ai encore un certain nombre et il minent clairement la qualité de mon accent. Si je blâme quelqu’un de ces mauvaises habitudes, c’est le système scolaire, qui enseigne la phonétique à la Fac alors que c’est la première chose à aborder pour respecter l’ordre naturel des langues : écouter, parler, lire, écrire.

Pour me donner un accent digne d’un natif, le jeu consiste à remarquer puis corriger une tonne de petits éléments comme celui-ci.

Les outils pour changer son accent

Passons à des choses concrètes! Voici les moyens que j’ai utilisé depuis le 1er janvier.

Il y a deux grands concepts à l’action ici :

  • Le feedback. Obtenir un retour. En effet, pour nous auto-corriger, encore faut-il que nous ayons un retour sur ce que nous faisons. Parler à voix haute et s’écouter en même temps ne suffit pas. Dépendre des natifs au gré des rencontres ne suffit pas non plus. Nous avons besoin de recul, de perspective même, sur ce que nous faisons!
  • Le modèle. Prendre quelqu’un ou quelque chose pour modèle. Pour réussir, encore faut-il définir à quoi ressemble la réussite, pour donner une direction qui a du sens à nos efforts.

Concrètement, cela se traduit par les actions ci-dessous.

S’enregistrer et se réécouter

J’utilise Audacity pour m’enregistrer, un logiciel gratuit et open source simple d’utilisation. L’intérêt de ce logiciel n’est pas juste d’enregistrer du son mais aussi de pouvoir voir la forme du son, c’est-à-dire son onde sonore. Cela permet déjà de naviguer dans le fichier sonore de manière plus agréable. Cela permet, aussi, de comparer visuellement des sons et de repérer des motifs. Par exemple, juste grâce à cela, j’ai rapidement amélioré mon rythme et mon accentuation en anglais, parce qu’il est facile de voir quand les syllabes sont courtes ou longues ou leurs différence d’intensité.

Lorsque l’on s’écoute en anglais, il est important d’avoir une oreille attentive et d’adopter une attitude positive. On a le droit d’être critique voire même d’avoir honte de son accent… mais juste un instant! Ensuite, on passe à autre chose et on essaye de réparer, progresser.

J’utilise SoundCloud pour mettre mes sons en ligne. L’intérêt de ce système est qu’il permet de laisser des commentaires à un temps précis sur un fichier audio. C’est tout bonnement bien plus pratique pour s’auto-corriger.

Je me sers de mes connaissances en phonétique pour m’analyser et de Dictionary.com pour vérifier la prononciation de mots. L’avantage de ce dictionnaire d’anglais pour moi est d’employer un accent américain et de fournir la prononciation au format audio et en Alphabet Phonétique International (cliquez sur le lien « Show IPA »). Si vous voulez adopter un accent anglais, je vous conseille le dictionnaire Cambridge en ligne. (Pour les symboles API dans mes commentaires, je copie-colle en général depuis le dictionnaire).

Utiliser des sons que l’on aime dans son accent cible

Pour progresser, dans la vie, rien de tel que d’utiliser un modèle auquel on croit. Pour cela, niveau accent, c’est tout simple : je prends de l’audio qui m’intéresse, je l’écoute et je le reproduis! Si j’entends mal, je vérifie la prononciation en Alphabet Phonétique International dans un dictionnaire. (Je laisse le texte de côté le maximum possible, hors API).

Pour calquer ma parole (prononciation, accentuation, rythme, intonation, liaisons!) sur mon modèle d’accent américain, j’ouvre aussi le fichier modèle dans Audacity, pour comparer mes essais à l’original, lorsque je m’enregistre. J’écoute chaque enregistrement au moins 3 fois et j’enregistre plusieurs fois jusqu’à parvenir à une prise dont je suis satisfait. C’est là que se fait le progrès, dans ces petites améliorations cumulées dans le temps. Je procède aussi par petits morceaux pour décomposer et contrôler ce que je fais.

Par exemple, au mois de février, j’ai utilisé exclusivement des citations tirées de films! Il y a plus ennuyeux comme façons de travailler une langue! Notez bien que ces citations sont au format audio. L’exercice n’aurait pas été aussi efficace si je n’avais utilisé que des citations au format texte. (L’exercice aurait été plus lent et aurait entretenus certaines mauvaises habitudes, au lieu de m’en débarrasser). Vous pouvez utiliser WavPlanet pour télécharger des citations de films au format audio. Il est important de pouvoir les télécharger (pas juste les écouter), afin de les ouvrir avec Audacity.

 

En combinant ces deux concepts, le modèle et le feedback, on a déjà une bonne base pour travailler son accent américain.

 

S’enregistrer parler anglais

Comme je l’ai mentionné, je m’enregistre tous les matins pour pouvoir prendre du recul sur ce que je fais. Comme je me sers de SoundCloud pour cela, j’ai décidé que je pouvais aussi bien laisser les enregistrements publics. Vous pouvez les écouter et écouter mes progrès ici :

Ou par mois ici, je mettrai l’article à jour au fil des mois si j’ai le temps :

1er janvier 2013

1er février

2 mars

 

Et vous? Où en êtes-vous avec votre anglais à l’oral? Avez-vous un accent préféré? Comment vous y prenez-vous pour le développer? Laissez vos commentaires ci-dessous!

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Publié le 7 mars 2013
Cet article, Mon défi fou : acquérir un accent américain, a été écrit par Fabien Snauwaert.

Fabien Snauwaert

Actuellement sur un tour du monde pour apprendre de nouvelles langues vivantes, Fabien a embrassé la vie de nomade en travaillant sur Internet. Vous pouvez suivre ses aventures grâce à son blog Voyage au bout de la langue, où il partage récits de voyage et conseils pour apprendre à parler anglais, hongrois, espagnol ou russe.

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20 participations sur Mon défi fou : acquérir un accent américain :

  1. Salut,

    J’ai moi aussi voulu réduire mon accent et je peux te conseiller 2 supers livres qui m’ont vraiment aidé: Mastering the American Accent et The Sound and Style of American English.

    Sinon en écoutant tes enregistrement ce qui me saute aux oreilles c’est que tu prononces pas les R, comme un britannique.

    Bravo pour ta motivation!

  2. C’est marrant, je fais exactement la même chose depuis le début de l’année scolaire (je suis en 2nde) mais pour l’accent british, depuis que ma copine (anglaise) m’a dit que j’avais un accent plutôt américain alors que je n’aime pas trop la mélodie de cet accent :) J’ai fait de gros progrès et j’ai radicalement changer ma façon de parler anglais, cela m’a beaucoup aidé dans l’analyse des accents (qui est selon moi la partie la plus compliquée dans une langue vivante), mais aussi dans la compréhension orale car je me forçais (et je me force toujours) à écouter attentivement tous les sons d’un mot et d’une phrase en anglais britannique. Malgré tout, j’arrive encore à faire l’accent américain mais j’évite pour me concentrer au max sur le british, même si plus compliqué pour trouver des ressources sur le net ;) Pour ma part, j’écoute surtout la BBC (en fait l’accent BBC est celui sur lequel je me base, puisqu’il existe des tonnes de variétés d’accent british), des youtubers britanniques, et des films britanniques ! J’espère pour toi que tu arriveras à atteindre ton objectif, mais je n’en doute pas une seule seconde :)

  3. Salut !
    Tu veux changer ton accent anglais ?
    Je doute que ça soit possible.
    Tu as mis des mois voire des années à assimiler la prononciation britannique. Changer tes habitudes ancrées depuis des années me semble impossible.
    Mais peut-être que tu en sais plus que moi sur le sujet.

    • On peut toujours apprendre. On peut toujours changer ses habitudes. Jusqu’à quel point? Là est la question et il n’y a qu’un seul moyen de le découvrir…;)

      • Salut.
        C’est peut-être une hors sujet, mais j’aimerais savoir:
        Que fais-tu comme métier ?
        Est-ce que tes langues te servent pour ton travail ?

        • Hello Tinei,
          Je me sers de l’anglais tous les jours depuis une dizaine d’années. Dans ma vie pro comme perso (développement web, business, marketing, développement personnel, musique, langues et autres hobbies). Je tiens http://bilingueanglais.com depuis 2007, c’est mon principal travail.
          Je me sers du hongrois et de l’espagnol uniquement pour mes voyages et, pour les entretenir, dans mes loisirs (séries TV surtout).

  4. Moi, je fais le contraire…je suis américain et j’essaie de perdre mon accent anglophone. :-)
    Je dirais d’ailleurs que ton accent est plus anglais qu’américain.
    Merci pour les liens; je fais télécharger les programmes pour voir à quel point mon accent est mauvais…j’ai vécu à Montréal avant de déménager en Belgique…eep! :-)
    Kudos!

    • Hello Thomas!
      J’ai besoin de bien articuler tous les ‘R’ dans ce que je dis oui, histoire de faire passer mon accent « de l’autre côté de l’océan ». Je suis sûr que tu peux trouver plein de contenus qui te plaisent sur lesquels modeler ton accent français. Par exemple,un acteur français que tu aimes bien et dont tu peux essayer d’imiter l’accent. Bon courage!

  5. Bonjour,

    J’ai 15 ans et habite seul au Canada maritime depuis presque un an. Je comprends l’anglais parfaitement, je lis des livres en anglais et regarde les films en anglais sans aucun problème. Je suis même capable d’écrire une rédaction pour le lycée en anglais.

    Mais dès que j’ouvre ma bouche, personne ne me comprend et je dois répéter plusieurs fois mes phrases avant d’être compris ! Beaucoup me disent que « c’est mignon » ou autre, mais je vois plus ça comme un handicap. Je ne suis pas contre un léger accent français, mais je veux être compris !

    Alors voilà. Vous savez mon problème. Si quelqu’un qui s’y connaît un peu peux m’aider, voici mon adresse : thdemuizon@gmail.com

    Merci de votre aide qui me sera précieuse !

    • Théo, ton souci, c’est le résultat de travailler uniquement par le texte. (On *s’imagine* alors la prononciation, au lieu de la connaître.)

      Il n’y a pas trente mille solutions : il s’agit de découvrir la phonétique anglaise, pour apprendre à prononcer l’anglais. (Quelle intonation? Comment accentuer chaque mot? Comment articuler les sons typiquement anglais?)

      Personnellement, j’ai eu la chance de découvrir ce domaine par hasard à la Fac. Plus récemment, j’ai lancé un produit su le sujet « Réussir à l’oral en anglais ».

      Bon courage. Dans ton cas il s’agit dans ré-apprendre énormément mais ça en vaut la peine.

  6. Marrant, j’ai fait le trajet inverse ! Ma mère est américaine, je suis né là-bas, et puis quand j’ai eu 12 ans on a suivi mon père (belge) en Belgique. J’allais à l’école européenne où une grande partie des cours étaient en anglais, et mon accent était clairement trop prononcé (le doux accent de Floride…), donc j’ai dû vraiment me battre pour atténuer ça… A dire vrai, ça ne m’a jamais vraiment quitté, surtout que depuis 4 ans je suis revenu vivre en Floride, donc j’ai perdu le fruit de tous mes efforts :D En tout cas j’ai trouvé ta démarche super sympa, j’ai passé trop de temps à entendre des gens critiquer l’accent américain, pour une fois un son de cloche plus positif, c’est chouette ! Par contre j’avoue que j’ai du mal avec… l’accent anglais. Il m’est arrivé de galérer pour comprendre des gens à l’accent très prononcé (comme Stephen Fry) !

  7. Franchement Bravo !! Ton anglais est très bon… Tu ne fais pas du tout français quand tu parles… Il y a un petit quelque chose d’allemand, un peu comme Schwarzy …très léger… Je pense que tu passera pour américain sans problème…
    Je suis prof d’anglais. Tu donnes de très bons conseils pour améliorer son oral.

  8. Bonjour Fabien,
    Merci pour cet article très intéressant.
    Pour compléter le sujet, je voulais vous parler d’une approche particulière de l’apprentissage de la langue par une représentation visuelle des sons.
    Il s’agit du Cued Speech, pour la langue anglaise. L’équivalent pour la langue française est la LPC (Langue Parlée Complétée). En très résumé, il s’agit d’une représentation visuelle des sons de la langue. Cela permet aux personnes sourdes de visualiser la langue (un peu comme le braille pour les aveugles), et ainsi de l’apprendre et de la parler.
    Je côtoie des personnes sourdes françaises qui ont appris l’anglais au collège et au lycée, et qui ont acquis une prononciation très bonne, meilleure que la mienne par exemple…!! (je suis entendante). Ces personnes sourdes ont appris l’anglais avec le Cued Speech comme support visuel à leur apprentissage.
    J’avais également entendu qu’un établissement scolaire britannique utilise le Cued Speech pour apprendre à des enfants anglais entendants qui ont des difficultés de prononciation, à mieux prononcer leur langue.
    Je ne sais pas exactement comment ce récit peut apporter quelque chose au débat, mais j’ai le sentiment qu’une représentation visuelle des sons a permis dans ces exemples d’acquérir une meilleure prononciation.
    Vous pourrez trouver plus d’informations sur le Cued Speech britannique par exemple sur http://www.cuedspeech.co.uk/index.php?page=what-is-cued-speech. (le Cued Speech américain est un peu différent, puisqu’il y a des sons différents du fait de l’accent).